FREDERIC DEJEAN

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Une approche géographique des communautés évangéliques et pentecôtistes dans les espaces urbains

S’il existe une géographie du tourisme, des transports, ou de la santé, il n’existe pas de véritable géographie du fait religieux de langue française, alors même que ce que l’on désigne parfois comme un « retour du religieux » se joue en grande partie dans l’espace. Que l’on pense seulement aux nombreux débats en France sur la construction de lieux de culte musulmans ou sur le port du voile : dans les deux cas les enjeux sont éminemment spatiaux.

Cet intérêt pour la géographie du fait religieux est en continuité avec mes expériences de recherche antérieure : un mémoire de maîtrise (Paris I-Sorbonne, sous la direction de Jacques Brun) portant sur la visibilité du religieux dans la ville, à partir de l’exemple de la mosquée Adda’wa, située dans le 19ème arrondissement de Paris, suivi d’un Master 2 conduit à l’ENS Lyon et à Paris VIII, sous la direction de Hervé Vieillard-Baron. Ce Master 2 m’a permis de me familiariser avec les communautés évangéliques et pentecôtistes, objets de ma recherche doctorale.

Le questionnement de départ de ce travail de thèse était relativement simple : si le fait religieux s’est adapté aux différentes mutations sociales, ce dont rendent compte les sociologues, le travail du géographe est alors de comprendre comment le fait religieux s’adapte aux mutations récentes de l’espace, notamment dans les villes. Si ces dernières ne sont pas que de simples décors pour les faits sociaux, on peut penser qu’elles changent le religieux, de même que le religieux peut les changer.

Ce questionnement général sur le fait religieux dans les espaces urbains contemporains a été affiné du fait même de l’objet de recherche : les communautés évangéliques et pentecôtistes, et notamment des communautés issues de l’immigration. Dans le paysage religieux français, ces communautés connaissent une croissance réelle, ce qui est d’autant plus remarquable dans un contexte de baisse de la pratique religieuse et une emprise moindre des grandes institutions sur leurs membres.

La perspective géographique sur ces communautés m’a conduit à interroger leurs dimensions spatiales. L’ensemble de la recherche a été sous-tendue par l’idée que la spatialité originale et parfois déroutante de ces communautés (en particulier la localisation des lieux de culte dans des hangars, des ateliers, des bureaux…) témoigne de leur importante capacité d’adaptation aux réalités urbains contemporaines et à proposer ainsi de nouveaux modes de visibilité du fait religieux dans les espaces urbains. Par ailleurs, j’ai montré que les lieux de culte ne s’inscrivent pas tant dans des territoires locaux, mais sont insérés dans des logiques réticulaires, fonctionnant aussi bien à l’échelle de la métropole qu’à l’échelle internationale.

La pratique du double terrain

Le terrain d’investigation fut double puisque mon ambition était de mener une comparaison. Celle-ci a permis de faire ressortir des points communs et des différences entre des communautés similaires, en fonction des contextes socio-spatiaux dans lesquels elles étaient insérées. Le premier terrain fut la commune de Saint-Denis, en Seine Saint-Denis, département caractérisé par sa concentration de communautés évangéliques et pentecôtistes, en particulier celles issues de l’immigration d’Afrique sub-saharienne et du bassin caribéen. Le second terrain retenu fut deux arrondissements (Rosemont et Villeray/Saint-Michel/Parc Extension) de la métropole montréalaise. Si les modèles urbains parisien et montréalais sont différents, ces deux arrondissements possèdent des points communs avec Saint-Denis du point de vue de la morphologie urbaine. Concernant plus spécifiquement mon objet de recherche, le choix de ces deux espaces était pertinent dans la mesure où des responsables religieux sont passés par la France avant de gagner le Québec et que les liens entre les communautés québécoises et françaises sont particulièrement forts.

Afin de conduire au mieux cette recherche l’approche qualitative a principalement été retenue. Celle-ci fut partagée en deux versants : une observation participante qui m’a permis d’entrer en contact avec les communautés et des entretiens avec des acteurs privilégiés (pasteurs, responsables d’associations ou d’organisations religieuses, élus). A ceci s’est ajouté ce que j’ai appelé des « marches exploratoires », consistant à recueillir un matériel photographique des lieux de culte de manière à en établir une typologie en fonction de leur visibilité dans l’espace urbain. Une dimension plus quantitative, néanmoins modeste, a été donnée au travail de recherche, par le biais de questionnaires d’enquêtes distribués aux fidèles, principalement au cours des cultes du dimanche matin.


Fiche informative

Discipline

Géographie (France), Etudes urbaines (Québec)

Directeurs

Annick Germain (INRS-UCS, Montréal) et Hervé Vieillard-Baron (Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense)

Universités

INRS-UCS (Montréal) et Paris Ouest Nanterre-La Défense

Membres du jury de thèse, soutenue le 21 novembre 2010

Marie-Hélène Bacqué, Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense
Elisabeth Dorier-Apprill, rapporteur, Université de Provence Sébastien Fath, CNRS
Annick Germain, directrice, INRS-UCS
David Hanna, rapporteur, Université du Québec à Montréal Pierre J. Hamel, INRS-UCS
Hervé Vieillard-Baron, directeur, Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense

Situation professionnelle actuelle

Détaché de l’Education Nationale, post doctorant à l’Université de Montréal

Contact de l’auteur

Frederic.dejean@yahoo.fr

DAVID FRANTZ

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L’objectif de cette thèse est d’étudier les rapports entre d’une part la division sociale de l’espace – mesurée par la distribution spatiale des différentes professions et catégories sociales (PCS) – d’une formation sociale du Centre capitaliste, et d’autre part la répartition des populations migrantes dans cette dernière. L’hypothèse principale stipule que la division spatiale des populations immigrées tient compte des mutations économiques et de la dynamique de la division sociale de l’espace hôte, conformément au concept d’ “immigration post-fordiste” du sociologue italien E. Pugliese.
Le choix d’un plan classique allant de la petite à la grande échelle (au sens géographique) a permis d’adopter une présentation qui va du plus simple et du plus théorique à la complexité de la réalité. De l’exposition synthétique de l’analyse marxiste du capitalisme avec l’importance donnée à la division sociale en classes sociales, aux liens entre espace, migrations internationales et capital (marché du travail, mondialisation, droits), à la division sociale de l’espace urbain définie comme espace de la lutte des classes tant pour les classes sociales que pour l’insertion urbaine des populations immigrées, la première partie de l’étude s’est attachée à exposer les fondements de la division sociale de l’espace sur la base de la théorie de Marx.
Ensuite, l’exposition des contextes géographique et social de l’Italie et de la Toscane (parties 2 et 3) a permis de décrire le cadre dans lequel se déroule l’immigration des années 1980 aux années 2000. Les déséquilibres territoriaux (le principal étant la division Nord/Mezzogiorno), la crise démographique, la flexibilisation-précarisation du travail ainsi que la suburbanisation structurent les mutations socio-économiques et spatiales de la Péninsule. C’est dans ce contexte national post-fordiste qui s’appuie sur une vulnérabilisation juridique (titres de séjour, emplois formels, accès au logement, etc.) que l’immigration – récente, relativement massive et diversifiée – est reléguée au travail et à l’espace les plus difficiles et précaires. En Toscane, région définie dans les années 1980-1990 comme faisant partie de la “Troisième Italie” (districts industriels et flexibilité du travail), la distribution spatiale de l’immigration est conforme aux déséquilibres démographiques et économiques du territoire, Florence étant le pôle principal d’accueil des nouvelles populations. Les modèles territoriaux du travail immigré proposés par le sociologue M. Ambrosini vérifient les liens entre les secteurs d’activité, la forme du travail (déclaré ou informel), les nationalités immigrées et leur sexe : les modèles de l’industrie diffuse (districts) et de l’économie métropolitaine (care féminin) représentent les deux principaux territoires de l’immigration.
A une échelle plus restreinte, l’analyse de la division sociale au sein de l’espace intra-urbain florentin a permis d’établir les correspondances entre la structuration socio-spatiale de la capitale régionale et les divers systèmes migratoires (parties 4 et 5). Dans un premier temps, l’analyse géo-historique de l’espace florentin a confirmé l’héritage de la division de la ville entre un Est bourgeois et un Ouest populaire dont les prémisses ont été mis en place par la planification urbaine de la seconde moitié du XIXè siècle. Depuis cette période, la ville a constitué un enjeu social, économique et spatial pour la bourgeoisie florentine, qui s’est vérifié à la fin du XXè siècle au travers de l’expansion urbaine et de la suburbanisation, de la désindustrialisation et de la tertiarisation, les grandes lignes de la division socio-spatiale étant confirmées par l’affirmation et la concentration des nouvelles classes moyennes-supérieures (cadres, professions libérales). La distribution des populations étrangères repose principalement sur cette division Est/Ouest, le centre historique de la ville étant un espace plus mixte quoiqu’en voie d’embourgeoisement. Cette division a d’abord été vérifiée en distinguant les étrangers suivant leur provenance entre pays du Centre (ou pays “riches”) et pays de la Périphérie (ou pays “pauvres”), et ensuite suivant la spécialisation fonctionnelle des populations de ces derniers (les “immigrés” proprement dit). Ainsi, leur espace résidentiel correspond aux quartiers populaires de l’ouest de la ville, plus sous une forme diffuse que de concentration (sauf pour les Chinois), tandis que l’espace des communautés employées dans le care et la domesticité (Philippines, Sri Lankais) est conforme à celui de leurs familles-employeurs des classes moyennes-aisées chez qui elles habitent. En outre, une enquête par questionnaires et entretiens sur le marché touristique de San Lorenzo a permis d’étudier les dynamiques de rapports de travail entre populations migrantes et autochtones dans un espace de travail spécifique du centre de Florence.
Enfin, la complexité de la réalité migratoire comme interface entre migration et contexte d’ “accueil” a été illustrée par la situation des Roms à Florence (partie 6). Cette population présente en effet des caractéristiques socio-économiques, juridiques et migratoires qui, dans le contexte xénophobe du passage au XXIè siècle en Italie, interrogent de manière accrue les rapports entre formations sociales. Entretiens et terrain ont été nécessaires afin de comprendre les alternatives mises en place par les autorités locales dans le but de dépasser l’habitat de relégation des Roms (les campi nomadi), et par conséquent les difficultés de l’action publique locale à apporter des réponses à l’insertion des populations migrantes.

Références bibliographiques
AMBROSINI M. (2008) Sociologia delle migrazioni, Bologna, Il Mulino, 294p.
BAGNASCO A., TRIGILIA C. (1993) La construction sociale du marché. Le défi de la troisième Italie, Paris, ed. de l’ENS-Cachan, 284p.
BIHR A. (2001) La reproduction du capital : prolégomènes à une théorie générale du capitalisme, Lausanne, Page Deux, 2 vol., 347 et 359p.
BORTOLOTTI F. (a cura di)(1994) Il mosaico e il progetto. Lavoro, imprese, regolazione nei distretti industriali della Toscana, Milano, Ires Toscana / Franco Angeli, 400p.
BRUN J., RHEIN C. (dir)(1994) La ségrégation dans la ville : concepts et mesures, Paris, L’Harmattan, 258p.
DUMÉNIL G., LEVY D. (2003) Economie marxiste du capitalisme, coll. “Repères” n°349, Paris, La Découverte, 121p.
Fondazione Michelucci (a cura di)(2008) Rom e Sinti in Toscana 2007. Tra superamento dei campi e nuove baraccopoli, Firenze, Regione Toscana – Fondazione Michelucci, 33p.
FRANTZ D. (2011) « L’action publique locale au défi de l’habitat des Roms à Florence (Italie) : en finir avec les campi nomadi. Variété et fragilité des expériences (années1990-2000) », Géocarrefour, vol. 86, pp 265-275
GAUDEMAR J.P. de (1976) Mobilité du travail et accumulation du capital, Paris, éd. François Maspero, 272p.
PUGLIESE E. (2002) L’Italia tra migrazioni internazionali e migrazioni interne, Bologna, Il Mulino, 145p.
REYNERI E. (1998) « The role of the underground economy in irregular migration to Italy : cause or effect ? », Journal of ethnic and migration studies, a. 24, n°2, pp 313-331


Fiche informative

Thèse disponible en ligne http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00559858/fr/

Discipline

Géographie

Directeur

Petros Petsimeris

Université

Université de Caen Basse-Normandie

Membres du jury de thèse, soutenue le 11 décembre 2010

– Jean-René Bertrand, Professeur émérite de géographie, Université du Maine, rapporteur
– Sergio Conti, Professore ordinario, Università degli Studi di Torino, rapporteur – Marco Costa, Professore ordinario, Università di Trento
– Jean-Marc Fournier, Professeur de géographie, Université de Caen-Basse Normandie
– Robert Hérin, Professeur émérite de géographie, Université de Caen-Basse Normandie, président du jury
– Petros Petsimeris, Professeur de géographie, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, directeur de Thèse

Contact de l’auteur

david.frantz@unicaen.fr

DIVYA LEDUCQ

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L’importance de l’Inde dans l’informatique-logiciel est liée à la croissance exponentielle de l’infogérance mais aussi à la diversification constante de ses activités (Internet, logiciels, services élaborés aux entreprises, animation, R&D) et aux effets de réputation développés. L’enjeu central est celui d’un développement territorial, sinon équilibré, en tout cas multipolarisé. En effet, les métropoles de rang A (Bangalore, Mumbai) sont des lieux de concentration des sièges sociaux d’entreprises informatiques. Cependant, on constate que les villes de rang inférieur (métropoles régionales) sont également capables de tirer profit de cette filière. Se pose donc la question de savoir quelle est la nature des activités informatiques présentes dans les villes secondaires de la hiérarchie urbaine indienne. Quelles ont été les modalités de diffusion des entreprises TIC dans l’espace national ? Où se localisent-elles dans le tissu urbain ?

La légitimité de ce questionnement se trouve renforcée par trois observations consécutives qui m’ont amenée à formuler ma problématique. (i) La compétition mondiale entre les villes pour l’accès aux emplois métropolitains s’est accrue en raison du rôle des TIC dans les échanges instantanés et de longue portée entre des agents multilocalisés. Plus que jamais, les décideurs politiques ont un rôle à jouer dans l’accroissement de l’attractivité du territoire. (ii) Celle-ci passe très souvent par la mise en œuvre de politique de cluster, c’est-à-dire par la valorisation de la colocalisation d’activités innovantes autour d’une université. (iii) En Inde, Bangalore est présenté comme l’archétype d’une Silicon Valley indienne, sans pour autant que soient suffisamment interroger les rapports public-privé dans la construction de celui-ci. Par ailleurs, si certaines villes sont relativement bien documentées (mégapoles), les villes secondaires le sont beaucoup moins.

Dès lors, j’ai privilégié une entrée théorique et un outil d’analyse, le Système Territorial d’Innovation (STI). Il me permettait de faire une synthèse de la littérature sur les ressorts du développement économique des territoires mais aussi de combiner trois approches complémentaires et indispensables pour répondre à la question de savoir s’il existe ou non une dynamique de développement de capacités innovantes dans les villes de rang B. (i) Le paradigme de la géographie économique évolutionniste permet l’analyse de la dynamique des territoires à travers l’étude de leur cycle de vie : genèse, évolution, disparition ou résilience. (ii) Le paradigme de la géographie économique relationnelle soutient le fait que les territoires fonctionnent de plus en réseaux interindividuels, interinstitutionnels et interorganisationnels. Les territoires les plus innovants deviennent ceux dont les proximités sont les plus complexes. (iii) Enfin, la troisième approche incontournable dans l’analyse des STI, c’est la prise en compte des politiques d’aménagement du territoire et des projets urbains, qui sont à la fois le substrat et le liant de tout espace dynamique et résiliaire.

Deux hypothèses m’ont guidée dans la démonstration du fonctionnement systémique de tout territoire d’innovation. D’une part, les échelles de structuration s’emboîtent et interagissent systématiquement les unes avec les autres, donnant lieu à des allers-retours constants entre le système productif mondialisé des TIC, les choix d’aménagement opérés par l’État fédéral indien et les États régionaux, les dynamiques inter- et infra-urbaines et les espaces ou les connaissances s’échangent dans la ville. D’autre part, je défends l’idée que la structuration systémique des territoires innovants passent par la complexité des jeux d’acteurs qui se côtoient de manière partenariale ou non, et qui par leur actions isolées ou collectives, provoquent l’existence de boucles de rétroactions influençant la dynamique du STI. Ces acteurs sont des personnes physiques ou morales, issues de la sphère publique, parapublique ou privée. Bien évidemment, il aurait été impossible de prendre toutes les villes secondaires de l’Inde comme terrains d’étude. C’est pour cette raison que j’ai sélectionné trois villes millionnaires situées en Inde du Sud : Pune (Maharashtra), Thiruvananthapuram et Kochi (Kerala).

Le premier résultat de ma thèse concerne l’État, qui a joué un rôle incitatif par la mise en œuvre des politiques économiques territoriales nécessaires à la genèse des STI. L’analyse approfondie de soixante ans de Plans Quinquennaux a mis en évidence les tendances à la fois successives et concomitantes de l’action publique. Au delà des mesures prises par le Gouvernement central pour favoriser la croissance des activités informatiques et logiciels, ce sont les Régions qui, dans le contexte de la décentralisation avancée, mettent en œuvre un certain nombre de réformes économiques libérales, comme autant d’atouts d’aménagement pour le secteur. L’enseignement principal que l’on tire de ce second étage de décisions, c’est la structuration systémique des territoires régionaux et urbains. Dès la phase de structuration du STI, l’entrepreneur se trouve être la clé de voûte indispensable à la phase de maturation du système. Il traduit le succès et la confiance qu’insufflent les politiques publiques, il est le garant du développement local et le vecteur de l’innovation (start-up). Pour interroger les parcours des entrepreneurs, j’ai réalisé une enquête composée de questionnaires, d’entretiens exploratoires, semi-directifs et de récits de vie. Les deux items de résultats portent sur les choix du lieu d’implantation et sur les facteurs de l’ancrage territorial. Le dernier résultat concerne la formation des réseaux et la résilience des STI. Un modèle a été obtenu grâce à des entretiens semi-directifs avec des managers de réseaux, des observations participantes au sein des forums et des entretiens avec des groupe-cibles. On a identifié trois types d’interfaces d’apprentissage collectif (associations de professionnels, lobbies politiques et forums scientifiques) alimentées par les réservoirs du STI, et sous-tendues par plusieurs catégories de proximité, redéfinies par le terrain.

En conclusion, on distingue trois trajectoires de l’émergence du STI. Une « voie haute » positionne aujourd’hui la ville de Pune dans les quatre premières métropoles informatiques de l’Inde, en raison de ces revenus, de la diversité des activités et des potentialités en lien avec les secteurs porteurs (greentech, bioinfotech, jeux vidéo). Une « voie médiane » caractérise le décollage tardif de Thiru’puram, en dépit d’une véritable politique de parc scientifique entreprise dès le début des années 1990 et de la naissance de trois géants du logiciel. Une « voie basse » place Kochi dans une dynamique de rattrapage face à sa rivale, même si la présence de nombreuses activités économiques et les investissements immobiliers massifs peuvent laisser penser à une inversion prochaine des tendances keralaises.


Fiche informative

Discipline

Géographie économique (CNU 23) ; Aménagement de l’espace et urbanisme (CNU 24)

Directeur

Michel BATTIAU, Professeur émérite à l’Université de Lille 1 (directeur)
Loraine KENNEDY, Chargée de recherche CNRS à l’EHESS Paris (co-directrice)
Christine LIEFOOGHE, Maître de Conférences à l’Université de Lille 1 (co-directrice)

Université

Université de Lille 1 – sciences et technologies

Membres du jury de thèse, soutenue le 16 novembre 2011

– Michel BATTIAU, Professeur émérite à l’Université de Lille 1 (directeur)
– Christophe DEMAZIÈRE, Professeur à l’Université de Tours (examinateur)
– Jacques FACHE, Professeur à l’Université d’Angers (rapporteur)
– Loraine KENNEDY, Chargée de recherche CNRS à l’EHESS Paris (co-directrice)
– Frédéric LANDY, Professeur à l’Université de Paris Ouest Nanterre (rapporteur)
– Christine LIEFOOGHE, Maître de Conférences à l’Université de Lille 1 (co-directrice)

Situation professionnelle actuelle

Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER éq. 100 %, sections 23/24) à l’Université de Lille 1

Contact de l’auteur

divya.leducq@gmail.com